Peut-être quand ?

Pour Florence
Quand s’élastiquent les suspentes qui séparent du printemps
Quand s’allongent les distances en fraction d’espace temps
Quand dans le lit se creusent les empreintes des corps las
Peut-être que le temps presse de se voir encore là !
Quand les bretelles des ans ne soutiennent que patience
Quand les paroles ceinturent et serrent trop l’insouciance
Quand se lisent sur les lèvres tant de petites blessures
Peut-être que les gros mots génèrent les gerçures !
Quand les pensées de tendre s’évaporent dans l’instant
Quand penser le futur devient déconcertant
Quand s’éloigne l’idée qu’il est doux l’entrelacs
Peut-être qu’il faut songer au baume calendula !
Quand les fibres de vie peluchent les confiances
Quand s’étiolent les désirs qui portaient la vaillance
Quand les mots crient trop fort qu’ils prennent démesure
Peut-être qu’il conviendrait de chercher des lieux sûrs !
Quand tous les quand sont neufs chacun d’eux constatant
Qu’en explosant trop tôt qu’en trop mal écoutant
Qu’en se sentant blessés nous perdons postulat…
Nous aimerons-nous demain ? J’aimerai… Même au-delà !
Corps, le 23 janvier 2024
Jean-Marie Giraud




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